Depuis 1994, la douleur neuropathique est définie par l'association internationale pour l'étude de la douleur (International Association for the Study of Pain, IASP) comme une "douleur initiée ou causée par une lésion primitive ou un dysfonctionnement du système nerveux"1.

Cliquer ici pour améliorer vos connaissances sur les douleurs neuropathiques...

1. Martinez V, et al. Les douleurs neuropathiques chroniques: diagnostic, évaluation et traitement en médecine ambulatoire.
Recommandations pour la pratique clinique de la SFETD. Douleurs. 2010;11:3-21.

La douleur neuropathique
possède de multiples étiologies4-8

  • Une lésion nerveuse peut entraîner une sensibilisation2 et des douleurs neuropathiques3
  • Les outils de dépistage (DN4) peuvent aider à détecter la douleur neuropathique4
  • La douleur neuropathique ne répond pas ou peu aux antalgiques usuels : paracétamol ou AINS5
Notes

* p. ex. : syndrome du canal carpien, syndrome du canal tarsien.

Ɨ Post-radique : atteinte des nerfs crâniens et périphériques après une radiothérapie7.

ǂ Spasmes douloureux.

§ Syndrome douloureux régional complexe : atteinte des nerfs ou des plexus d’origine traumatique ou chirurgicale5.

# Toxique : p. ex. arsenic, thallium, organosphoré5.

¶ Installation rapide d’une paralysie symétrique des membres, associée à une aréflexie ostéotendineuse avec absence de signes sensitifs et atteinte
variable du système nerveux autonome. Il existe de bonnes raisons de penser que le syndrome de Guillain-Barré résulte d’une réponse immunitaire
spécifique de l’organe8.

** Héréditaire : p. ex. maladie de Fabry, amylose5.

Adapter son traitementen fonction du type de douleur

Douleur
neuropathique

Douleur initiée ou causée par une lésion primitive ou un dysfonctionnement du système nerveux12

Douleur mixte

Avec composantes neuropathiques et nociceptives par exemple lombalgie/ radiculopathie9,10

Douleur nociceptive

Douleur provenant d’une irritation mécanique, chimique ou thermique des nerfs sensitifs périphériques (par exemple, après une intervention chirurgicale ou un traumatisme, ou dans le cadre de processus dégénératifs)11

LYRICA®

Un des traitements efficace sur la douleur neuropathique1.
LYRICA® n’est pas indiqué dans la douleur nociceptive.

Les AINS et d’autres antalgiques usuels (paracétamol) sont un choix adapté pour traiter les composants nociceptifs de la douleur14. En revanche, ils ne sont pas ou peu efficaces dans les douleurs neuropathiques12.

Références

Informations relatives à la patiente

Une femme de 59 ans se présente avec une douleur lombaire sourde et oppressante.

Cette douleur est apparue suite à un traumatisme il y a 4 mois. La douleur s'améliore au repos et avec l'application locale de chaleur, elle est aggravée à la marche. Vous aviez diagnostiqué une hernie discale en S1 et aviez traité la patiente en conséquence par antalgique de palier 1.

3 semaines après votre diagnostic, la douleur a commencé à irradier dans la jambe gauche, jusqu'à la cheville et même le pied, avec une sensation de « coup de poignard » ou de décharges électriques le long de la jambe, le traitement prescrit n’agissant pas sur cette douleur.

La douleur ressentie dans la jambe est associée à une faiblesse musculaire et à des « picotements » douloureux dans le pied. L’interrogatoire ne montrait pas de signes étiologiques autres (Alcool, produits neurotoxiques, voyages à l’étranger, VIH, antécédents familiaux …). Cette douleur dure depuis plus de 3 mois maintenant.

Références

Examen clinique

L’intensité de la douleur a été décrite par le patient sur une échelle EVA à 7/10.

  • Douleur déclenchée par :
    • La palpation de l'apophyse transverse de L2 à l'articulation sacro-iliaque
    • La flexion et l'extension du tronc
    • La palpation des points sous-costaux et de l'épine iliaque postéro-supérieure lorsque le patient est en position de décubitus latéral droit avec les genoux fléchis vers l'ombilic (quarts de cercles positifs)
    • La douleur irradie sur la partie postérieur de la jambe jusqu’au bord latéral du pied et du petit orteil
  • Hypoesthésie à la piqûre et au toucher au niveau du pied gauche. Pas d’allodynie.

Les autres examens sont normaux.
L’interrogatoire n’a mis en avant aucun autre symptôme ou caractéristique lié à la douleur.

Vous suspectez une composante neuropathique en plus de la douleur nociceptive que vous avez diagnostiquée.

Références

Remplir le questionnaire DN4 à l'aide des informations recueillies sur ce patient

Le questionnaire DN4 sera affiché à l’écran
Oui = 1 point. Non = 0 point.
Un score ≥ 4 indique l'existence de caractéristique neuropathique de la douleur.

Références

Le DN 4

Interrogatoire du patient

La douleur présente-t-elle une ou plusieurs des caractéristiques suivantes ?

1. Brûlures Oui Non 2. Sensation de froid douloureux Oui Non 3. Décharges électriques Oui Non

La douleur est-elle associée dans la même région à un ou plusieurs des symptômes suivants ?

4. Picotements Oui Non 5. Fourmillements Oui Non 6. Engourdissements Oui Non 7. Démangeaisons Oui Non

examen du patient

La douleur est-elle localisée dans un territoire où l'examen met en évidence les caractéristiques suivantes ?

8. Hypoesthésie au tact Oui Non 9. Hypoesthésie à la piqûre Oui Non

Dans la zone douloureuse, la douleur est-elle provoquée ou augmentée par :

10. Le frottement Oui Non Validez

Oui = 1 point. Non = 0 point. Valeur seuil pour
le dépistage d’une douleur neuropathique : 4/10.

Un score ≥ 4 indique l'existence de
caractéristique neuropathique de la douleur.1

Score du patient4/10

Références

D'après les informations recueillies, quel serait votre diagnostic ?

Douleur lombaire nociceptive aiguë
(inflammatoire) consécutive à un traumatisme
Douleur lombaire neuropathique consécutive à un traumatisme
Douleur lombaire mixte (nociceptive et
neuropathique) consécutive à un traumatisme
Nécessité de réaliser des tests complémentaires
Validez

Confirmation du diagnostic

Douleur mixte neuropathique et nociceptive

Douleur chronique lombaire mixte avec une douleur radiculaire en S1 droit due à une hernie discale.

Le score positif au DN4 ainsi que la localisation sur un territoire nerveux déterminé évoque une douleur neuropathique associé à composante nociceptive de l’hernie discale.
La douleur neuropathique est caractérisée par une douleur de plus de 3 mois(1).

Pour la douleur neuropathique, aucun examen complémentaire n'est nécessaire pour la reconnaitre.
Il est cependant nécessaire de réaliser une enquête lésionnelle et étiologique(1).

Références

D'après le diagnostic, quel traitement de la douleur neuropathique choisiriez-vous pour ce patient ?

Antalgiques de palier I
Antidépresseurs tricycliques
Antiépileptiques (gabapentinoïde)
Tramadol
Validez

Traitement

En première intention, la prescription en monothérapie d’un anti-dépresseur tricyclique ou d’un antiépileptique (gabapentinoïde) est recommandé dans le traitement de la douleur neuropathique d’étiologie variée. Les douleurs neuropathiques ne répondent pas ou peu aux antalgiques de palier 1 tels que le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens(1).

Le tramadol est recommandé en première intention dans les douleurs neuropathiques associées à une forte composante nociceptive associée à ces douleurs (accord professionnel) et en cas d’à-coups douloureux.

Références

Stratégie thérapeutique et résultats

  • Les antalgiques de palier I ont été prescrits dans le cadre de la composante nociceptive de la douleur(2)
    • La composante nociceptive de la douleur a disparu après quelques semaines
    • La douleur neuropathique a été prise en charge par un traitement spécifique et celui-ci a été évalué régulièrement
      • La composante neuropathique de la douleur a diminué après quelques semaines
Références

Points à retenir



  • Les syndromes douloureux lombaires sont souvent complexes et intègrent parfois des éléments douloureux de type nociceptif et neuropathique(2).
  • Les termes utilisés par le patient pour décrire la douleur sont très utiles au médecin pour différencier la douleur neuropathique de la douleur nociceptive(1).
  • L’interrogation, les antécédents et l’examen clinique suffisent généralement à diagnostiquer une douleur neuropathique(1).
Références

Traitement indiqué
dans les douleurs
neuropathiques périphériques
et centrales chez l’adulte

1/7

Le DN4 :

est un outil développé aux Etats Unis
est un outil comprenant 4 questions et 10 items
sa valeur seuil pour le diagnostic de douleur neuropathique est de 2/10
sa valeur seuil pour le dépistage de douleur neuropathique est de 4/10
Validez

Le DN4 est un outil développé par une équipe française qui comporte une partie « interrogatoire » fondée sur des descripteurs visant à rechercher la présence de certains symptòmes spécifiques et une partie «examen clinique ». Il a fait l'objet d'une validation complète en français.
DN4 Si le score est égal ou supérieur à 4 sur les 10 items, le DN4 permet de «dépister» une douleur neuropathique(1).

Références
2/7

L’étude STOPNEP :

a permis l’élaboration et la validation du DN4
est une étude suédoise
a permis de conclure que 1 % de la population adulte française souffrait de douleur à caractéristiques neuropathiques
a permis de conclure que 6,9 % de la population
adulte française souffrait de douleur à
caractéristiques neuropathiques et que l’intensité
de la douleur était de modérée à sévère chez 5,1 %
des personnes.
Validez

L’étude STOPNEP est une étude française menée par voie postale afin d’estimer la prévalence de la douleur chronique avec ou sans composante neuropathique dans la population générale française.
Afin d’identifier la douleur chronique (défini comme une douleur quotidienne persistant au moins 3 mois), un questionnaire évaluant l’intensité, la durée et la localisation de la douleur a été adressée à un échantillon représentatif de 30155 sujets.
Le questionnaire DN4 à 7 items (brulure, sensation de froid douloureux, décharges électriques, fourmillement, picotement, engourdissement et démangeaisons) a été utilisé pour identifier les caractères neuropathiques de la douleur chez ces sujets. 24 497 questionnaires (81.2%) ont été retournés et 23 712 (96.8%) ont pu être traités.

Cette étude a permis de montrer que 6,9 % (IC 95% : [6.6 - 7.2]) de la population adulte française souffrait de douleur à caractéristiques neuropathiques et que l’intensité de la douleur était de modérée à sévère chez 5,1 % des personnes(4) ( IC 95% : [4.8 – 5.4]).

Références
3/7

Dans 20 à 35% des cas la lombalgie chronique présente des caractéristiques neuropathiques :

VRAI
FAUX
Validez

Des études épidémiologiques montrent que 20 à 35% des patients souffrant de douleurs dorsales ont également des douleurs neuropathiques.

Références
4/7

Selon la SFETD,
les médicaments recommandés en première intention dans des étiologies multiples de DN sont :

les antiépileptiques
Les AINS
Les antalgiques de palier I
Les antidépresseurs tricycliques
Validez

Les douleurs neuropathiques ne répondent pas ou peu aux antalgiques de palier 1 tels que le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroidiens.
En première intention, la prescription en monothérapie d'un antidépresseur tricyclique ou d'un antiépileptique gabapentinoïde est recommandée dans le traitement de la douleur neuropathique dans des étiologies multiples(1).

Références
5/7

La posologie de
Lyrica® varie entre :

100 et 1200 mg par jour
1200 et 1600 mg par jour
150 et 600 mg par jour
10 et 50 mg par jour
Validez

Le traitement par prégabaline peut être instauré à la dose de 150 mg (soit 7,5 ml pour la solution buvable) par jour administrée en deux ou en trois prises. En fonction de la réponse et de la tolérance du patient, la dose peut être augmentée à 300 mg (15 ml) par jour après un intervalle de 3 à 7 jours, et peut si nécessaire être augmentée à la dose maximale de 600 mg (30 ml) par jour après un intervalle supplémentaire de 7 jours(2).

Références
6/7

Les effets indésirables les plus fréquents sont :

les étourdissements
la somnolence
les céphalées
les crampes musculaires
Validez

Le programme d’évaluation clinique de la prégabaline a été mené chez plus de 8900 patients exposés à la prégabaline, plus de 5600 d’entre eux l'ayant été dans le cadre d'essais en double aveugle contrôlés contre placebo. Les effets indésirables très fréquemment rapportés ont été les étourdissements, la somnolence. Ces effets étaient généralement d'intensité légère à modérée.
Dans toutes les études contrôlées, les interruptions de traitement liées aux effets indésirables ont été de 12% pour les patients recevant la prégabaline et de 5% pour ceux recevant le placebo(2).
Les crampes musculaires et l’asthénie sont des effets indésirables peu fréquents.

Selon le RCP de Lyrica®, les effets indésirables graves, fréquents et très fréquents sont :
graves : oedème de Quincke, syndrome de Stevens-Johnson, insuffisances cardiaques congestives
très fréquents : étourdissements, somnolence et céphalées.
fréquents : nasopharyngite, augmentation de l’appétit, humeur euphorique, confusion, irritabilité, diminution de la libido, désorientation, insomnie, ataxie, troubles de la coordination, tremblements, dysarthrie, troubles de la mémoire, troubles de l’attention, hypoesthésie, sédation, troubles de l’équilibre, léthargie, vision trouble, diplopie, vertiges, vomissements, nausées, constipation, flatulences, bouche sèche, crampes musculaires, arthralgie, dorsalgie, douleur des membres, spasmes cervicaux, troubles de l’érection, oedèmes périphériques, oedèmes, troubles de la marche, chutes, sensation d’ébriété, sensations anormales, fatigue, prise de poids, amnésie, paresthésies, diarrhée, distension abdominale.
Pour une information exhaustive sur les effets indésirables, se reporter au RCP.

Références
7/7

Les effets indésirables les plus fréquents de Lyrica® sont généralement :

pour la plupart sévères
permanents
légers à modérés
Validez Recommencer le quiz

Le programme d’évaluation clinique de la prégabaline a été mené chez plus de 8900 patients exposés à la prégabaline, plus de 5600 d’entre eux l'ayant été dans le cadre d'essais en double aveugle contrôlés contre placebo. Les effets indésirables très fréquemment rapportés ont été les étourdissements, la somnolence et les céphalées. Ces effets étaient généralement d'intensité légère à modérée.
Dans toutes les études contrôlées, les interruptions de traitement liées aux effets indésirables ont été de 12% pour les patients recevant la prégabaline et de 5% pour ceux recevant le placebo(2).

Selon le RCP de Lyrica®, les effets indésirables graves, fréquents et très fréquents sont :
graves : oedème de Quincke, syndrome de Stevens-Johnson, insuffisances cardiaques congestives
très fréquents : étourdissements, somnolence et céphalées.
fréquents : nasopharyngite, augmentation de l’appétit, humeur euphorique, confusion, irritabilité, diminution de la libido, désorientation, insomnie, ataxie, troubles de la coordination, tremblements, dysarthrie, troubles de la mémoire, troubles de l’attention, hypoesthésie, sédation, troubles de l’équilibre, léthargie, vision trouble, diplopie, vertiges, vomissements, nausées, constipation, flatulences, bouche sèche, crampes musculaires, arthralgie, dorsalgie, douleur des membres, spasmes cervicaux, troubles de l’érection, oedèmes périphériques, oedèmes, troubles de la marche, chutes, sensation d’ébriété, sensations anormales, fatigue, prise de poids, amnésie, paresthésies, diarrhée, distension abdominale.

Pour une information exhaustive sur les effets indésirables, se reporter au RCP.

Références

Comment dépister les douleurs neuropathiques : le DN4Questionnaire à 10 items : sensibilité 83% ; spécificité 90%4

Interrogatoire du patient

La douleur présente-t-elle une ou plusieurs des caractéristiques suivantes ?

1. Brûlures Oui Non 2. Sensation de froid douloureux Oui Non 3. Décharges électriques Oui Non

La douleur est-elle associée dans la même région à un ou plusieurs des symptômes suivants ?

4. Picotements Oui Non 5. Fourmillements Oui Non 6. Engourdissements Oui Non 7. Démangeaisons Oui Non

examen du patient

La douleur est-elle localisée dans un territoire où l'examen met en évidence les caractéristiques suivantes ?

8. Hypoesthésie au tact Oui Non 9. Hypoesthésie à la piqûre Oui Non

Dans la zone douloureuse, la douleur est-elle provoquée ou augmentée par :

10. Le frottement Oui Non Valider

Oui = 1 point. Non = 0 point.
Valeur seuil pour le dépistage
d’une douleur neuropathique : 4/10.

Références

Informations relatives au patient

Le patient, un homme de 47 ans consulte pour une douleur persistante, péri cicatricielles à la marche et au repos.

Le patient a été opéré du genou gauche il y a 6 mois et se plaint depuis de cette douleur persistante péri-cicatricielle qui « brûle », semblable à des « décharges électriques », avec un engourdissement au niveau de cette zone.

Cette douleur est différente de celle ressentie avant l’opération. L’intensité de la douleur a été décrite par le patient sur une échelle EVA à 6/10.

Le traitement au moment de la consultation de sortie était le suivant :

  • Antalgique de palier I suite à l’opération. La douleur n’est pas soulagée par ce traitement

L’interrogatoire ne montrait pas de signes étiologiques autres (Alcool, produits neurotoxiques, voyages à l’étranger, VIH, antécédents familiaux …).

Références

Examen clinique

Force globale et segmentaire aux 4 membres normale.

Les réflexes ostendineux achilléens et rotuliens sont normaux.

Diminution de la sensibilité autour de la cicatrice (au tact, à la piqûre et au froid) ainsi qu’une très forte douleur déclenchée par le simple effleurement de la zone péri cicatricielle.

Vous avez noté que la douleur était localisée dans le même dermatome que la cicatrice.
Vous suspectez la possibilité d’une douleur neuropathique suite aux informations que vous avez précédemment recueillies.

Le compte-rendu chirurgical vous confirme que l’opération s’est bien déroulée.

La VS et la CRP sont normales.

L’interrogatoire n’a mis en avant aucun autre symptôme ou caractéristique lié à la douleur.

Références

Remplir le questionnaire DN4 à l'aide des informations recueillies sur ce patient

Le questionnaire DN4 sera affiché à l’écran
Oui = 1 point. Non = 0 point.
Un score ≥ 4 indique l'existence de caractéristique neuropathique de la douleur.

Références

Le DN 4

Interrogatoire du patient

La douleur présente-t-elle une ou plusieurs des caractéristiques suivantes ?

1. Brûlures Oui Non 2. Sensation de froid douloureux Oui Non 3. Décharges électriques Oui Non

La douleur est-elle associée dans la même région à un ou plusieurs des symptômes suivants ?

4. Picotements Oui Non 5. Fourmillements Oui Non 6. Engourdissements Oui Non 7. Démangeaisons Oui Non

examen du patient

La douleur est-elle localisée dans un territoire où l'examen met en évidence les caractéristiques suivantes ?

8. Hypoesthésie au tact Oui Non 9. Hypoesthésie à la piqûre Oui Non

Dans la zone douloureuse, la douleur est-elle provoquée ou augmentée par :

10. Le frottement Oui Non Validez

Oui = 1 point. Non = 0 point. Valeur seuil pour
le dépistage d’une douleur neuropathique : 4/10.

Un score ≥ 4 indique l'existence de
caractéristique neuropathique de la douleur.1

Score du patient6/10

Références

D'après les informations recueillies, de quel type de douleur le patient souffre-t-il probablement ? Quel serait votre diagnostic ?

Douleur nociceptive provoquée par une
inflammation aiguë
Douleur neuropathique post chirurgicale
Douleur mixte (nociceptive et neuropathique)
Douleur psychosomatique due aux maladies comorbides
Validez

Confirmation du diagnostic

Il s’agit probablement d’une douleur neuropathique post chirurgicale.

Les signes de la douleur chronique post chirurgicale sont les suivants(2) :

  • la douleur apparait après la chirurgie ;
  • persiste plus de deux mois après la chirurgie ;
  • les autres causes de douleur ont été éliminées, notamment une infection et/ou récidive tumorale ;
  • elle est sans lien avec la douleur préopératoire

La douleur est donc probablement d’origine post chirurgicale.

Lire la suite de la confirmation du diagnostic

Références

D'après le diagnostic, quel traitement de la douleur neuropathique choisiriez-vous pour ce patient ?

Antalgiques de palier I
Antidépresseurs tricycliques
Antiépileptiques (gabapentinoïde)
Validez

Traitement

Les douleurs neuropathiques ne répondent pas ou peu aux antalgiques de palier 1 tels que le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens(1).

En première intention, la prescription en monothérapie d'un antidépresseur tricyclique ou d'un antiepileptique gabapentinoïde est recommandée dans le traitement de la douleur neuropathique d'étiologies variées.

Références

Stratégie thérapeutique initiale et résultats

  • Mise en place d’un traitement spécifique de la douleur neuropathique
  • Le traitement a été évalué régulièrement. La titration a été augmentée jusqu’à la dose maximale reconnue comme efficace pour soulager le patient (en raison d’une efficacité insuffisante à faible dose et en l’absence d’effets indésirables)
Références

Points à retenir

Les signes de la douleur chronique post chirurgicale sont les suivants(2) :

  • la douleur apparaît après la chirurgie ;
  • persiste plus de deux mois après la chirurgie ;
  • les autres causes de douleur ont été éliminées, notamment une infection et/ou récidive tumorale ;
  • elle est sans lien avec la douleur préopératoire

Pour la composante neuropathique, l’examen neurologique doit rechercher les signes évocateurs d’une atteinte dans l’un des territoires neuroanatomiques compatibles avec l’atteinte du système nerveux périphérique. Certains territoires sont spécifiques de certains traumatismes chirurgicaux, ils peuvent être distants de la cicatrice(2).

La douleur neuropathique doit être traitée avec un traitement spécifique. S’il existe en plus de la douleur neuropathique une douleur nociceptive, on parle alors de douleur mixte. La composante nociceptive sera traitée par un antalgique de palier I en cas de douleur de faible intensité(3). Le tramadol est également recommandé en traitement de 1ère intention des douleurs neuropathiques si celles-ci sont associées à des crises douloureuses ou à une douleur inflammatoire(1).

Références
Snip-tômes Snip-tômes

LyricaUn des traitements de 1ère intention des douleurs neuropathiques

Place de LYRICA® dans les douleurs neuropathiques selon la HAS

Prise en charge médicamenteuse de la douleur neuropathique15

En première intention

Antidépresseurs tricycliques :
clomipramine,imipramine, amitriptyline

(neuropathies périphériques)

Antiépileptiques :
carbamazépine, prégabaline

Cas particuliers

  • Névralgie du trijumeau ou du glosso-pharyngien : carbamazépine ou phénytoïne
  • Névralgie post-zostérienne : gabapentine
  • Neuropathie diabétique : duloxétine

En cas d’efficacité insuffisante, de contre-indication ou d’intolérance, changer de médicament en fonction du patient et du tableau clinique

En cas d’échec

  • Consultation en centre anti-douleur
  • Techniques de neurostimulation (TENS)
  • Opioïdes
  • Anesthésiques locaux…

Les emplâtres de lidocaïne peuvent également être envisagés dans le traitement symptomatique de la douleur neuropathique post-zostérienne16

Lyrica

voir la solution
orale
Notes

* La posologie varie de 150 à 600 mg/jour (7,5 à 30 ml/jour), en 2 ou 3 prises. Le traitement par LYRICA® peut être instauré à la dose de 150 mg (7,5 ml) par jour. En fonction de la réponse et de la tolérance du patient, la dose peut être augmentée à 300 mg (15 ml) par jour après un intervalle de 3 à 7 jours et peut, si nécessaire, être augmentée jusqu’à la dose maximale de 600 mg par jour (30 ml) après un intervalle supplémentaire de 7 jours. Réduction des doses nécessaire en cas d’insuffisance rénale.

Ɨ: l'intervalle peut être de 3 à 7 jours chez les adultes souffrant de douleurs neuropathiques

Lyrica

  • Peu susceptible d'induire ou de subir des interactions pharmacocinétiques1
    • LYRICA® peut potentialiser les effets du lorazépam ou de l'éthanol, et s'additionner à l'altération de la fonction motrice et cognitive occasionnée par l'oxycodone ; il doit être utilisé avec prudence en cas de prescription associée à d'autres médicaments dépresseurs du SNC (consulter le RCP pour une information de prescription complète)1.
    • Au cours de l'expérience post-commercialisation, des cas d'insuffisance respiratoire et de coma ont été rapportés chez des patients prenant LYRICA® et d'autres médicaments dépresseurs du SNC.
    • Lorsque LYRICA® est utilisé en association avec des opioïdes, des mesures de prévention de la constipation doivent être envisagées.
  • Dosage 2 ou 3 fois par jour possible ; pris à jeun ou au moment des repas1


Les étourdissements et la somnolence étaient les effets indésirables les plus fréquemment rapportés et étaient généralement d'intensité légère à modérée1.
Selon le RCP de Lyrica®, les effets indésirables graves, fréquents et très fréquents sont :
graves : oedème de Quincke, syndrome de Stevens-Johnson, insuffisances cardiaques congestives
très fréquents : étourdissements, somnolence et céphalées.
fréquents : nasopharyngite, augmentation de l’appétit, humeur euphorique, confusion, irritabilité, diminution de la libido, désorientation, insomnie, ataxie, troubles de la coordination, tremblements, dysarthrie, troubles de la mémoire, troubles de l’attention, hypoesthésie, sédation, troubles de l’équilibre, léthargie, vision trouble, diplopie, vertiges, vomissements, nausées, constipation, flatulences, bouche sèche, crampes musculaires, arthralgie, dorsalgie, douleur des membres, spasmes cervicaux, troubles de l’érection, oedèmes périphériques, oedèmes, troubles de la marche, chutes, sensation d’ébriété, sensations anormales, fatigue, prise de poids, amnésie, paresthésies, diarrhée, distension abdominale.

une FORME galénique disponible

LYRICA® en solution buvable 20 mg/ml :

  • une alternative pour les patients ne pouvant pas avaler les gélules
  • efficace dans le traitement des douleurs neuropathiques chez l'adulte1

Prélèvements à la seringue pour délivrer la dose de LYRICA®

Références

Informations relatives au patient

Le patient est un homme de 54 ans, travaillant comme maçon.

Celui-ci se plaint depuis 9 mois, de douleurs bilatérales des pieds et des jambes. Il les décrit comme "sourde", comme des brûlures et des décharges électriques associées à des sensations de picotement, de fourmillements et d’engourdissement, survenant habituellement en période de repos après le travail, avec une topographie en chaussettes.

Le patient est atteint d’un diabète de type II depuis 15 ans avec un suivi partiel. Il a actuellement un mauvais contrôle glycémique principalement dû à son hygiène de vie et à son observance au traitement.

Le traitement au moment de la consultation était le suivant :

  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens
  • Antidiabétique oral
  • Mesures hygénio-diététiques recommandées

L’interrogatoire ne montrait pas de signes étiologiques autres (Alcool, produits neurotoxiques, voyages à l’étranger, VIH, antécédents familiaux de neuropathie …).

Références

Profil type du patient

L’intensité de la douleur a été décrite par le patient sur une échelle EVA à 6/10.

A cause de la sensation d’engourdissement dans son pied, le patient n’arrive pas à sentir correctement son appui au sol, ce qui le fait trébucher et l’inquiète.

Etant donné sa situation actuelle, il n’entrevoit aucune possibilité de retourner au travail.

Références

Examen clinique

Pas de déficit moteur, les réflexes achilléens et rotuliens sont présents et symétriques.

La sensibilité au tact est normale mais il existe une diminution de la sensibilité au chaud, au froid et à la piqûre, pas d'allodynie au frottement.

Pouls périphériques présents, le gauche étant plus fort que le droit.

Un EMG réalisé 1 mois auparavant est normal ainsi qu’un doppler artériel des membres inférieurs. Pas de modifications vasomotrices, pseudomotrices ou trophiques marquées.

L’interrogatoire n’a mis en évidence aucun autre symptôme ou caractéristique lié à la douleur. Vous suspectez une douleur neuropathique diabétique.

Références

Remplir le questionnaire DN4 à l'aide des informations recueillies sur ce patient

Le questionnaire DN4 sera affiché à l’écran
Oui = 1 point. Non = 0 point.
Un score ≥ 4 indique l'existence de caractéristique neuropathique de la douleur.

Références

Le DN 4

Interrogatoire du patient

La douleur présente-t-elle une ou plusieurs des caractéristiques suivantes ?

1. Brûlures Oui Non 2. Sensation de froid douloureux Oui Non 3. Décharges électriques Oui Non

La douleur est-elle associée dans la même région à un ou plusieurs des symptômes suivants ?

4. Picotements Oui Non 5. Fourmillements Oui Non 6. Engourdissements Oui Non 7. Démangeaisons Oui Non

examen du patient

La douleur est-elle localisée dans un territoire où l'examen met en évidence les caractéristiques suivantes ?

8. Hypoesthésie au tact Oui Non 9. Hypoesthésie à la piqûre Oui Non

Dans la zone douloureuse, la douleur est-elle provoquée ou augmentée par :

10. Le frottement Oui Non Validez

Oui = 1 point. Non = 0 point. Valeur seuil pour
le dépistage d’une douleur neuropathique : 4/10.

Un score ≥ 4 indique l'existence de
caractéristique neuropathique de la douleur.1

Score du patient6/10

Références

D'après les informations recueillies, de quel type de douleur le patient souffre-t-il probablement ? Quel serait votre diagnostic ?

Neuropathie diabétique périphérique douloureuse
Douleur mixte (nociceptive et neuropathique)
Nécessité de réaliser des tests complémentaires
Validez

Confirmation du diagnostic

Il s’agit probablement d’une douleur neuropathique diabétique périphérique douloureuse. Le DN4 constitue un outil d’aide au dépistage. La confirmation du diagnostic ne peut être établie que par l’interrogatoire du patient accompagné d’un examen clinique bien conduit.

Les autres douleurs ne peuvent pas être retenues car selon les informations recueillies le patient :

  • ne montre pas de signe de douleur nociceptive

Aucun examen complémentaire n'est nécessaire pour diagnostiquer la douleur neuropathique. Il est cependant nécessaire de réaliser une enquête lésionnelle et étiologique(1).

Afin de confirmer la cause diabétique, vous devez exclure les autres causes possibles de douleur neuropathiques telles que : alcool, VIH, médicaments neurotoxiques, cancer,…(2)

Lire la suite de la confirmation du diagnostic

Références

D'après le diagnostic, quel plan de prise en charge spécifique de la douleur choisiriez-vous pour ce patient ?(1)

Antalgiques de palier I
Antidépresseur tricyclique ou un IRSNa (duloxétine)
Antiépileptiques (gapapentinoïdes)
Validez

Traitement

Les douleurs neuropathiques ne répondent pas ou peu aux antalgiques de palier 1 tels que le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

En première intention, la prescription en monothérapie d'un antidépresseur tricyclique ou d'un antiépileptique gabapentinoïde est recommandée dans le traitement de la douleur neuropathique d’étiologie variée. La duloxétine est recommandé en première intention dans la polyneuropathie douloureuse du diabète (1).

Références

Stratégie thérapeutique initiale et résultats2

  • Le patient a été traité par un traitement spécifique de la douleur neuropathique à dose progressivement augmentée (en raison d’une efficacité insuffisante à faible dose et d’une absence d’effets indésirables)
  • Dès la troisième semaine, le traitement a été jugé efficace avec une diminution de la douleur.
  • 4 semaines après le début de la stratégie post-traitement, le patient a fait état d'une amélioration du symptôme douloureux avec une baisse de l’intensité de la douleur d’environ 2 points.
  • 12 semaines après le début du traitement, l’EVA était diminué
  • En parallèle, le patient a retrouvé un équilibre glycémique (HbA1c<6.5%) suite à l’adaptation de son traitement (contrôle glycémique et contrôle des facteurs de risques associés) ainsi qu’une modification de son mode de vie conduisant à une amélioration des conditions hygiéno diététiques du patient
Références

Points à retenir





  • Les outils de dépistage sont utiles pour aider à dépister la douleur neuropathique. Par ailleurs, les mots utilisés par le patient pour décrire sa douleur peuvent aider à confirmer un diagnostic de douleur neuropathique qui sera posé par l’interrogatoire et l’examen clinique 1.
  • Adapter de façon optimale le traitement du diabète de façon à contrôler la glycémie du patient 2.
Références
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